Nos interventions

5 juin 2009 : lettre à Jean-Luc Warsmann, président de la commission des lois

DIRCAB, association des directeurs de cabinet des collectivités locales à direction socialiste et républicaine

COLLCAB, association des collaborateurs de cabinet des collectivités territoriales

ARCCOL, association nationale des responsables de cabinet des collectivités locales

Le 5 juin 2009

Monsieur le Président,

Nous sommes les présidents des différentes associations dont les membres sont directeurs, chefs, collaborateurs de cabinet de collectivités locales, mairies, intercommunalités, départements et régions. Nos associations rassemblent des collaborateurs travaillant avec des élus de droite (ARCCOL, COLLCAB) ou de gauche (DIRCAB), toujours républicains.

Si nous vous écrivons conjointement c’est parce que votre proposition de loi “tendant à combler les lacunes du contrôle déontologique” ne manque pas de nous interpeller. Nous sommes directement concernés par ce texte qui préconise la saisine obligatoire de la commission de déontologie pour toute “passerelle” entre les métiers de cabinets (quels que soient ces derniers) et les emplois du secteur privé.

Vous n’êtes pas sans savoir que pour nos collègues et nous mêmes, ces passerelles sont les principaux axes de reconversion et qu’ainsi, tout accroissement de difficultés est gravement préjudiciable aux poursuites de carrières qui, parfois, doivent être assurées dans l’urgence.

Nous sommes biens convaincus qu’une déontologie forte doit être respectée dans les relations entre cabinets et entreprises privées.

Mais ce qui est évident pour des emplois de cabinets ministériels ou de la Présidence de la République, l’est certainement moins pour les collaborateurs de cabinet “locaux” (nos métiers ne sont pas les mêmes), attachés à leurs élus et peut-être moins impliqués que les services administratifs dans les marchés publics.

Nous aimerions, Monsieur le Président, pouvoir vous exploser nos préoccupations quant à votre proposition de loi. C’est pour cette raison que nous vous demandons de bien vouloir nous accorder audience afin que nous puissions vous exprimer les bases de nos métiers (diversité de nos missions, attachement politique – beaucoup d’entre nous sommes des militants avant toute chose – à nos élus, travail de terrain en relation avec les populations, etc.). Afin également, que nous puissions, avec vous, adapter votre proposition de loi à la lumière de notre expérience quotidienne.

Nous vous prions, Monsieur le Président, de recevoir l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Olivier Berlioux, président d’ARCCOL

Franck Laugier, président de COLLCAB

Hervé Alloy, président de DIRCAB

Nous utilisons des cookies sur ce site pour améliorer votre expérience utilisateur.